Le biochar, comme le vin : associer le bon biochar au bon usage

Le 17 avril 2026, j’ai été invitée à intervenir dans le cadre de Char Talk, un événement organisé par la Minnesota Biochar Initiative, autour d’une question centrale : comment associer le bon biochar au bon usage.

La discussion a mis en évidence un point fondamental : chaque producteur crée un biochar distinct. Ses propriétés sont déterminées par le choix et la préparation de la biomasse, la technologie utilisée et les conditions de carbonisation. Ces facteurs déterminent les marchés et les applications auxquels un biochar peut accéder.

Lors de la conception ou de la sélection d’un biochar, il est essentiel de considérer à la fois l’usage visé, le type de biochar disponible, ainsi que le contexte d’application. Il n’existe pas de « bon » ou de « mauvais » biochar en soi — c’est le contexte qui définit sa qualité.

En pratique, les inadéquations sont plus fréquentes qu’on ne le pense. Un biochar de bonne qualité peut donner de mauvais résultats s’il est mal choisi ou mal utilisé. Autrement dit, une mauvaise adéquation peut transformer un bon matériau en un mauvais résultat.

Quatre risques principaux ont été mis en avant :

  • Mauvaise adéquation : utiliser un biochar inadapté à l’usage
  • Mauvaise application : dose, granulométrie ou méthode inappropriée
  • Mauvaise interprétation : attentes mal définies ou résultats mal compris
  • Mauvaises données : caractérisation ou mesures inadaptées

Je tiens à remercier la Minnesota Biochar Initiative pour l’invitation et l’organisation de cet événement. La Minnesota Biochar Initiative réalise un excellent travail de diffusion des connaissances et de sensibilisation autour du biochar. Je remercie également l’ensemble des participants, venus du monde entier, pour la richesse des échanges et leurs contributions.

Voir la publication sur Youtube. En anglais seulement.